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La bras droit de Macron: "Il n'a pas besoin d'un autre flatteur" | Polit ...


rĂ©Emmanuel Macron, le plus jeune dirigeant de la France moderne, a souvent Ă©tĂ© vu entourĂ© d’un groupe soudĂ© de conseillers masculins blancs identikits en costume, camarades diplĂŽmĂ©s d’écoles politiques d’élite, bientĂŽt surnommĂ©s «les mormons» pour leur uniformitĂ©. Une femme s’est distinguĂ©e: Sibeth Ndiaye, nĂ©e au SĂ©nĂ©gal, son chef de file des mĂ©dias. Le franc-parler ĂągĂ© de 39 ans, vĂȘtu d’une veste de motard, a jouĂ© un rĂŽle clĂ© dans la construction de l’image de Macron en tant qu’internaute qui change tout; l'homme qui a construit un nouveau parti centriste pour combattre l'extrĂȘme droite Marine Le Pen, avec son histoire personnelle intrigante comme Ă©lĂšve d'Ă©cole douĂ©e qui a Ă©pousĂ© son professeur d'art dramatique, Brigitte.

Souvent, lorsque Ndiaye informait les mĂ©dias parisiens des idĂ©es de Macron en matiĂšre de politique, elle Ă©tait la seule personne appartenant Ă  une minoritĂ© ethnique dans la salle. Elle se souvient du moment exact oĂč Macron a vraiment compris comment cela se sentait. C'Ă©tait en 2015, il Ă©tait un ministre de l'Économie ambitieux sous le prĂ©sident socialiste François Hollande et elle organisait la mĂȘlĂ©e des mĂ©dias Ă  sa suite lors d'un salon de l'aviation dans un hangar au nord de Paris. Mais la police a bloquĂ© son chemin. «Chaque fois que nous arrivions Ă  un stand, le cordon de sĂ©curitĂ© m'empĂȘchait de passer», dit-elle lorsque nous nous rencontrons dans son bureau. «Habituellement, je suis incroyablement fort dans ces situations. Mais cette fois - je ne sais pas pourquoi, peut-ĂȘtre que j'Ă©tais fatiguĂ© - je me suis cassĂ© la gueule et je me suis assis et j'ai pleurĂ©. »Le chef de la police locale est intervenu et l'a personnellement escortĂ©e pendant l'Ă©vĂ©nement.

Elle dit que lorsque Macron a compris ce qui s'Ă©tait passĂ©, «il m'a serrĂ© la main pendant trĂšs longtemps, me regardant droit dans les yeux. Et quelque chose a Ă©tĂ© forgĂ© entre nous. C’est une chose d’avoir une conscience intellectuelle de la discrimination, c’est autre chose de la vivre directement. À partir de ce moment-lĂ , chaque fois que j’étais sur une promenade avec lui, il a dĂ©veloppĂ© cette habitude de toujours se retourner et de vĂ©rifier: «OĂč est Sibeth?»

Ndiaye est depuis lors Ă  ses cĂŽtĂ©s, dirigeant ses opĂ©rations de presse au palais prĂ©sidentiel aprĂšs avoir remportĂ© les Ă©lections de 2017. Elle est si proche de lui qu'elle lui a conseillĂ© de choisir sa longueur de pantalon, de se maquiller Ă  l'occasion, et de faire entrer des poĂšmes dans ses briefings. Elle est considĂ©rĂ©e comme l'une des rares personnes Ă  pouvoir parler franchement au prĂ©sident. «Elle est directe avec lui et elle plaisante et le taquine lĂ  oĂč je n’aurais pas osé», me dit un ancien conseiller. Ce mois-ci, Macron l'a propulsĂ©e de l'ombre sur la scĂšne publique, la nommant ministre du Cabinet et porte-parole du gouvernement.

La conseillÚre en relations publiques de la présidente française Sibeth Ndiaye (à gauche) et du président français Emmanuel Macron a quitté le palais de l'Elysée à Paris en octobre 2017
À l'ElysĂ©e avec le prĂ©sident Macron. Photo: Getty Images

Une particularitĂ© unique de la politique française est que le porte-parole joue un rĂŽle ministĂ©riel subalterne, assis sur les bancs du parlement. Le travail de Ndiaye consiste Ă  dĂ©fendre sans relĂąche la cause du gouvernement et Ă  expliquer ses actions Ă  la tĂ©lĂ©vision - Ă  l’instar de Sarah Huckabee Sanders de Donald Trump, mais avec plus de pouvoir. Elle arrive dans le rĂŽle Ă  un moment particuliĂšrement Ă©prouvant. Cinq mois de gilets jaunes Des manifestations antigouvernementales dans les rues ont entraĂźnĂ© des Ă©meutes sporadiques sur les Champs-ÉlysĂ©es. Macron, qui a promis de transformer la France avec une nouvelle forme de politique inclusive, a Ă©tĂ© accusĂ© d’arrogance et de «prĂ©sident des riches» deux ans aprĂšs son entrĂ©e en fonction, son taux d’approbation tombant en dessous de 30% ce mois-ci. En janvier, Benjamin Griveaux, son prĂ©dĂ©cesseur au poste de porte-parole, qui espĂ©rait maintenant se prĂ©senter Ă  la mairie de Paris, a dĂ» ĂȘtre emmenĂ© d'une porte latĂ©rale du ministĂšre aprĂšs que des manifestants se soient Ă©croulĂ©s devant l'immense portail en bois situĂ© devant son bureau et se soient dĂ©chaĂźnĂ©s. cour, endommageant les voitures et brisant les vitres.

***

Le jour oĂč je rencontre Ndiaye dans la demeure parisienne du XVIIIe siĂšcle qui lui sert de ministĂšre, rien ne laisse prĂ©sager de troubles. Quelques heures plus tard, nous apprendrons que le feu ravage Notre Dame, provoquant un tumulte d'annonces et de rĂ©unions, mais nous sommes maintenant assis dans un bureau tranquille avec des canapĂ©s en cuir, un vaste lustre en verre, des peintures modernes et des photos de la campagne de Ndiaye avec Macron Ă  l'Ă©cran. manteau de cheminĂ©e. Au-dessus d'une thĂ©iĂšre, elle est chaleureuse et informelle. Nous sommes loin de la campagne Ă©lectorale sans relĂąche d'il y a deux ans lorsque je la voyais courir dans les couloirs gris et gris du quartier gĂ©nĂ©ral de Macron ou encore travaillant Ă  minuit dans le train froid Ă  la maison aprĂšs un rassemblement lointain (ses journĂ©es se terminaient gĂ©nĂ©ralement Ă  3 heures du matin. ).

En tant qu'attachĂ©e de presse, elle Ă©tait connue pour ĂȘtre directe - dans un documentaire de campagne, on la voit reprocher Ă  un Ă©crivain de magazine: "Ce n'est pas le travail d'un journaliste, c'est le travail d'un slob". En fait, elle a le sentiment que son nouveau travail consiste Ă : couper Ă  travers la gaufre politique et Ă©couter les Ă©lecteurs. «Pour convaincre les gens, vous devez comprendre leurs difficultĂ©s, leurs peurs, leurs questions et ce qu'ils veulent», dit-elle. "Et parfois, vous devez utiliser leur vocabulaire pour vous faire mieux comprendre."

Ndiaye a grandi au SĂ©nĂ©gal et a dĂ©mĂ©nagĂ© en France Ă  l'Ăąge de 17 ans. Contrairement Ă  de nombreux ministres d'un gouvernement centriste censĂ© avoir Ă©tĂ© retirĂ© de la gauche et de la droite, elle a fait partie du mouvement des syndicats d'Ă©tudiants de gauche, oĂč elle a travaillĂ© pour Macron dans l'Ă©conomie. Au ministĂšre, elle empruntait tous les jours les transports en commun de la banlieue de Saint-Denis, oĂč elle vivait avec son mari, directeur du logement social, et ses trois enfants, deux filles jumelles de neuf ans et un fils de six ans. (Ils ont depuis dĂ©mĂ©nagĂ© Ă  Paris pour se rapprocher de son travail.)

Depuis sa nomination, elle est devenue l'un des membres les plus photographiĂ©s et photographiĂ©s du gouvernement français. Macron voudrait qu’elle reprĂ©sente un nouveau visage plus humain de la politique française. Son mandat - loin d'ĂȘtre facile - est de faire en sorte que le gouvernement semble plus sympathique, plus en contact. "ProximitĂ©, gĂ©nĂ©rositĂ©", lui aurait conseillĂ© le prĂ©sident.

Cependant, son nouveau rÎle dans le public a déclenché une émeute d'abus sexistes et racistes. Le mois dernier, un auteur français a tweeté que Ndiaye ayant un gouvernement afro au pouvoir était un affront pour la France: une "provocation et un manque total de respect". Trolls a comparé ses robes à motifs à une combinaison de nettoyage.

Le ministre de l'IntĂ©rieur, Christophe Castaner, a critiquĂ© "le flot de haine raciste". Le dĂ©putĂ© de gauche, Jean-Philippe Nilor, a averti que la France - une rĂ©publique supposĂ©e fondĂ©e sur l'Ă©galitĂ© des citoyens, quelle que soit leur classe, leur race ou leur religion - n'avait pas bougĂ© depuis six ans que la ministre noire de la Justice, Christiane Taubira, avait Ă©tĂ© comparĂ©e. Ă  un singe sur les mĂ©dias sociaux et a vu des enfants lui faire signe de la banane lors d’un Ă©vĂ©nement.

Sibeth Ndiaye, ministre française et porte-parole du gouvernement
"La France ne peut pas rĂ©soudre le Brexit Ă  la place de la Grande-Bretagne. Aucun d’entre nous ne veut un non-accord, mais nous sommes prĂȘts si cela se produit. »Photographie: Ed Alcock / The Guardian

«Je pense que c’est rĂ©vĂ©lateur du moment dans lequel nous vivons: cette peur de l’autre, cette retraite dans ce que nous croyons ĂȘtre notre identité», dit Ndiaye Ă  propos des rĂ©cents abus. Elle dit qu'elle se sent Ă  la fois sĂ©nĂ©galaise, oĂč elle a grandi, et française, oĂč elle vit depuis plus de 20 ans. elle a pris la nationalitĂ© française en commun il y a trois ans. «Je ne me suis jamais sentie rejetĂ©e ni exclue par mon pays d'adoption, mais je sais qu'il y a des gens - qui peuvent ĂȘtre racistes par peur, par la bĂȘtise ou par l'inquiĂ©tude que je pourrais reprĂ©senter -.» Elle dit que c'Ă©tait pire pour la famille de son mari. , qui est blanc. Sa famille vient «d’une petite ville française oĂč ils ne sont pas constamment confrontĂ©s. C'Ă©tait donc trĂšs choquant pour eux, plus que pour moi.

La nomination de Ndiaye assure la paritĂ© promise par Macron au sein du gouvernement, bien qu’elle soit l’une des deux seules personnes BAME sur 36 ministres. "Quand vous ĂȘtes une femme et que vous ĂȘtes noir, les gens jetteront toujours le doute sur la raison de votre prĂ©sence", a-t-elle dĂ©clarĂ© rĂ©cemment dans une interview tĂ©lĂ©visĂ©e.

Ndiaye a grandi Ă  Dakar, plongĂ© dans la politique du mouvement indĂ©pendantiste africain. Sa mĂšre, d’ascendance mixte togolaise et allemande, Ă©tait une haute magistrate qui a ensuite dirigĂ© le conseil constitutionnel du SĂ©nĂ©gal. Son pĂšre, homme politique, est nĂ© dans une famille pauvre Ă  l'extĂ©rieur de Dakar. Il Ă©tait le fils orphelin d'un soldat sĂ©nĂ©galais dĂ©cĂ©dĂ© aprĂšs avoir combattu pour la France lors de la Seconde Guerre mondiale. Ses parents se sont rencontrĂ©s Ă  l'universitĂ© de Paris au dĂ©but des annĂ©es 1960 dans les manifestations et l'activisme de la rue, puis sont revenus au SĂ©nĂ©gal. La dĂ©mocratie Ă©tait importante Ă  la maison - mĂȘme le nom de Ndiaye a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© lors d’un vote familial avec l’accord de ses trois sƓurs aĂźnĂ©es.

«J'ai grandi baignĂ©e dans la politique», dit-elle. «J'ai dans ma tĂȘte une image de mes parents assis dans notre salon, sous un Ă©norme nuage de fumĂ©e de cigarette alors qu'ils discutaient, parlaient et parlaient et parlaient encore: de l'avenir du continent africain et de la politique française."

Chaque vendredi midi, ils organisaient une journée portes ouvertes réunissant des penseurs et des intellectuels de premier plan, mangeant du poisson et du riz traditionnels sénégalais et permettant au monde de jouir de droits. Ndiaye revenait de l'école à l'heure du déjeuner pour y prendre part et se cacher dans un coin pour pouvoir rester l'aprÚs-midi.

Plus tĂŽt ce mois-ci, sur les pas du ministĂšre de Ndiaye, dans son premier discours dans son nouveau rĂŽle, elle a remerciĂ© sa famille de l’avoir aidĂ©e Ă  rompre les plafonds de verre. Elle a rendu hommage Ă  son pĂšre qui, avec ses quatre filles, Ă©tait une fĂ©ministe qui a insistĂ© sur le fait que l'Ă©cole "Ă©tait un outil d'Ă©mancipation". «Et j'Ă©tais entourĂ©e de femmes puissantes et professionnelles, dont beaucoup avaient des signes extĂ©rieurs de pouvoir - par exemple, les femmes qui avaient une voiture avec chauffeur, ce qui Ă©tait alors considĂ©rĂ© comme rĂ©servĂ© aux hommes», me dit-elle.

À l'Ăąge de 17 ans, son pĂšre est tombĂ© gravement malade et a Ă©tĂ© soignĂ© dans un hĂŽpital parisien. Il a dit qu'il souhaitait qu'elle ait la chance d'Ă©tudier Ă  l'Ă©tranger, comme ses soeurs, alors elle a dĂ©mĂ©nagĂ© pour aller dans un lycĂ©e Ă  Paris, en pension dans une rĂ©sidence pour Ă©tudiants. Son pĂšre est dĂ©cĂ©dĂ© quelques mois seulement aprĂšs son arrivĂ©e.

Sibeth Ndiaye (à gauche), nouvelle ministre française et porte-parole du gouvernement, s'exprimant aux cÎtés de son prédécesseur Benjamin Griveaux lors d'une cérémonie de passation des pouvoirs au ministÚre à Paris le 1er avril 2019
En remplacement de Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, plus tÎt ce mois-ci. En janvier, les manifestants de gilets jaunes sur un chariot élévateur à fourche ont cassé les portes devant son bureau. Photo: Getty Images

À l'Ă©cole, elle a subi ce qu'elle appelle «le choc de dĂ©couvrir pour la premiĂšre fois que j'Ă©tais noire». Auparavant, elle n’avait pas rĂ©alisĂ© «le rejet» qui pouvait se produire avec la couleur de la peau. «Mes parents Ă©taient noirs intellectuellement et nous avons beaucoup parlé», dit-elle. «J'avais appris les poĂšmes d'AimĂ© CĂ©saire, de LĂ©opold SĂ©dar Senghor, j'Ă©tais plongĂ© dans le concept de la nĂ©gritude. Mais c'Ă©tait un concept intellectuel. Je ne l'avais jamais senti corporellement. Et je l'ai senti corporellement en France. "

C'était aussi la premiÚre fois qu'on lui demandait si elle avait grandi dans une hutte. Choquée, elle a appris l'image occidentale de l'Afrique, «une image télévisée d'enfants dans la poussiÚre». Elle a déclaré: "L'Afrique, c'était ça, mais c'était aussi autre chose."

Étudiante en biologie, elle est devenue militante dans un syndicat Ă©tudiant de gauche. Son rĂ©veil politique - comme beaucoup de sa gĂ©nĂ©ration Ă  gauche - s'est produit une nuit Ă  Paris en avril 2002. Jean-Marie Le Pen, l'ancien chef parachutiste du parti d'extrĂȘme droite Front National, un parti qualifiĂ© d'antisĂ©mite par ses opposants. , raciste et xĂ©nophobe, a entamĂ© le second tour de l'Ă©lection prĂ©sidentielle contre Jacques Chirac, l'aile droite.

Ndiaye regardait Ă  la tĂ©lĂ©vision avec des amis du syndicat Ă©tudiant. «Notre rĂ©action spontanĂ©e a Ă©tĂ© de descendre dans la rue et c’est la premiĂšre fois que je crie des slogans lors d’une manifestation. C’était «F pour fasciste, N pour nazi, avec le Front national».

Elle a immĂ©diatement rejoint le parti socialiste, mais s'est rapidement dĂ©couragĂ©e du fait qu'aucun parti traditionnel ne posait «les questions fondamentales» sur les raisons pour lesquelles les Ă©lecteurs se tournaient vers Le Pen. "C’est ce qui m’a plus tard attirĂ© vers le projet d’Emmanuel Macron, l’idĂ©e de remettre en question l’évolution du pays: ce qui Ă©tait derriĂšre cette lente dĂ©rive de 30 ans, ce poison insidieux."

Et pourtant, Marine Le Pen, qui a repris le parti d'extrĂȘme droite de son pĂšre et l'a rĂ©cemment rebaptisĂ© le rallye national, est toujours prĂ©sente, avec une base de soutien importante. Lorsqu'elle a atteint le dernier tour de la prĂ©sidentielle face Ă  Macron en 2017, presque personne n'est descendu dans la rue. À prĂ©sent, son parti ne vote plus que sur Macron pour les Ă©lections europĂ©ennes du mois prochain. Ndiaye insiste: «J'ai le sentiment que nous sommes armĂ©s pour venir au combat contre elle."

Ndiaye voit un lien entre la colĂšre suscitĂ©e par le vote de Jean-Marie Le Pen en 2002 et les manifestations de protestation d’aujourd’hui: «Les gilets jaunes nous disent qu’ils rejettent une sociĂ©tĂ© oĂč ils ont le sentiment que mĂȘme quand on travaille, on ne peut pas par, oĂč il y a une injustice de la famille dans laquelle vous ĂȘtes nĂ©, vous avez trĂšs peu de chance de vous Ă©lever. Ils pensent que les dĂ©cisions sont prises sans eux. Ce sont des Ă©lĂ©ments qui sous-tendent l'Ă©lection d'Emmanuel Macron et sur lesquels nous avons dĂ©jĂ  mis le doigt. »Elle soutient que le rĂ©cent exercice d'Ă©coute de Macron - un« grand dĂ©bat national »de trois mois dans les mairies Ă  travers le pays - mĂšnera au changement structurel.

Ensuite, il y a le bouleversement au sein de l’UE: Ndiaye a obtenu son nouvel emploi juste aprĂšs que Theresa May ait nĂ©gociĂ© la derniĂšre extension du Brexit Ă  Bruxelles. Macron Ă©tait dĂ©crit au Royaume-Uni comme un obstinĂ©, le gĂ©nĂ©ral Charles de Gaulle, isolĂ© parmi les dirigeants europĂ©ens qui refusaient au Royaume-Uni de disposer d'un dĂ©lai plus long pour rĂ©gler ses problĂšmes politiques.

Sibeth Ndiaye, ministre française et porte-parole du gouvernement
«J’ai essayĂ© d’attirer l’attention du prĂ©sident avec de la poĂ©sie. Je mettrais des vers dans nos communications. »Photographie: Ed Alcock / The Guardian

Comme tous les ministres français, Ndiaye insiste sur le fait que la balle est dans le camp du Royaume-Uni. "Pour moi, il est trĂšs important que le vote sur le Brexit soit respectĂ©, mĂȘme si je ne partage pas l'opinion exprimĂ©e dans le rĂ©sultat", a-t-elle dĂ©clarĂ©. «Du point de vue français, nous ne pouvons pas rĂ©soudre les problĂšmes britanniques Ă  la place de la Grande-Bretagne. Il appartient donc aux Britanniques de trouver les moyens de valider l’accord de retrait qui a Ă©tĂ© longuement nĂ©gociĂ© entre le Royaume-Uni et l’UE. »Elle a dĂ©clarĂ© que les pourparlers de May avec le parti travailliste Ă©taient considĂ©rĂ©s Ă  Paris comme une Ă©tape vers un bon Brexit. "Aucun de nous ne veut un non-accord, mais nous sommes prĂȘts pour un si cela se produit."

***

MalgrĂ© les diffĂ©rences de leurs antĂ©cĂ©dents - elle est une ancienne militante de gauche, et un ancien banquier d’investissement - les relations entre Ndiaye et Macron ont Ă©tĂ© dĂ©crites par les observateurs comme Ă©tant "dĂ©tendues" et proches. Il a un jour dĂ©clarĂ© qu'un chef d'État devrait lire la littĂ©rature ou la philosophie tous les soirs, de peur de perdre contact avec la rĂ©alitĂ©. Ndiaye, lorsqu'elle travaillait dans l'Ă©quipe de presse de son ministĂšre de l'Économie, utilisait leur intĂ©rĂȘt mutuel pour la poĂ©sie pour tenter de le maintenir en ligne. «Tenir son journal est l’une des pires choses au monde, car c’est quelqu'un qui aime changer de plan Ă  la derniĂšre minute», dit-elle. «Pour adoucir la pilule et l'amener Ă  signer des plans, j'ai essayĂ© d'attirer son attention avec de la poĂ©sie. Au dĂ©but, je mettrais des vers de poĂšmes dans nos communications. Puis c'est devenu un dĂ©fi, nous l'avons fait par pĂ©riodes ou par cycles: les romantiques, la poĂ©sie africaine, la poĂ©sie rabelaisienne. ”

À ce moment-lĂ , elle et Macron parlaient de politique «et nous n’étions pas toujours d’accord», bien qu’étant typiquement protecteurs de lui, elle ne dira pas quoi. À l'ElysĂ©e - dont on dit souvent qu'elle crĂ©e des monarques rĂ©publicains entourĂ©s d'une cour fantasmagorique - elle continue de lui faire comprendre sa pensĂ©e. "Lorsque vous conseillez un politicien, il est important de dire la vĂ©ritĂ©, c'est ce que vous ĂȘtes payĂ© pour le faire", dit-elle. "Il y a suffisamment de flatteurs sur le terrain, il n'a pas besoin d'un autre."

En tant que portier de Macron, les relations entre Ndiaye et les mĂ©dias ont parfois Ă©tĂ© tendues. AprĂšs ĂȘtre devenu prĂ©sident, Macron a cherchĂ© Ă  limiter l’accĂšs des journalistes aux coulisses et aux couloirs du pouvoir. Il ne donnerait pas de discussions en diffĂ©rĂ©. Lui et Ndiaye ont Ă©tĂ© accusĂ©s d'avoir considĂ©rĂ© le journalisme comme un moyen de faire passer des annonces gouvernementales. Lors de sa premiĂšre sĂ©ance de questions-rĂ©ponses avec la presse, elle a dĂ©menti un reportage dans un magazine selon lequel elle avait dĂ©jĂ  dit qu'elle allait bien "mentir pour protĂ©ger le prĂ©sident".

L'équipe d'Emmanuel Macron et responsable des relations publiques du parti «La République en marche» (EMA), Sibeth Ndiaye, du porte-parole de «La République en marche» (EMA), Benjamin Griveaux, et du secrétaire général de «La République en marche» (EMA) Richard Ferrand arrive au Palais présidentiel de l'Elysée pour la cérémonie de passation du pouvoir entre le président français nouvellement élu, Emmanuel Macron, et le président sortant, François Hollande, le 14 mai 2017 à Paris, en France
Avec le cercle restreint de conseillers de Macron, surnommés «les mormons» pour leur uniformité, en 2017. Photo: Getty Images

Lorsque, l'année derniÚre, il a été suggéré que le bureau de presse à l'intérieur du palais de l'Elysée serait transféré dans un autre bùtiment à proximité, des agences de presse ont protesté, comparant Macron à Trump, qui avait briÚvement envisagé de déplacer la presse accréditée de la Maison-Blanche l'année précédente. Aujourd'hui, Ndiaye défend Macron, affirmant qu'il "a un énorme respect pour les médias, et je le partage car il est convaincu que la démocratie ne peut exister sans contre-pouvoirs". Elle a ajouté que le nouvel exécutif voulait simplement certains éléments de la prise de décision politique. se dérouler calmement, loin des fuites constantes.

«Les journalistes font naturellement leur travail, ils essaient d'ouvrir la boĂźte noire», dit-elle. «Et mon rĂŽle Ă©tait en quelque sorte de s’assurer qu’ils n’ouvraient pas cette boĂźte. Oui, notre façon de faire Ă©tait diffĂ©rente, mais il ne s'agissait en aucun cas de montrer du mĂ©pris pour le travail des journalistes ou de leur refuser une place majeure dans l'Ă©quilibre de la dĂ©mocratie. Au contraire."

Il reste Ă  voir si Ndiaye - qui est si personnellement associĂ© Ă  Macron et qui jouait un rĂŽle si important dans le rĂŽle de mĂ©decin lĂ©giste - peut convaincre les Ă©lecteurs français dĂ©sillusionnĂ©s, de gauche ou moins aisĂ©s que le gouvernement est vĂ©ritablement de leur cĂŽtĂ©. Sa nomination distingue nettement le gouvernement du populisme d'extrĂȘme droite de Le Pen. Mais est-ce suffisant pour que les Ă©lecteurs perdent confiance dans la classe politique?

Ndiaye dit qu'un seul facteur a orientĂ© sa vie depuis son enfance au SĂ©nĂ©gal: «Injustice. Je ne pourrais jamais le supporter. Je me suis toujours demandĂ© pourquoi moi et pas les autres? ”Dit-elle. "Pourquoi ai-je vĂ©cu de maniĂšre privilĂ©giĂ©e, suis allĂ© Ă  l’école, Ă©tais bien habillĂ©, avait des choses que d’autres ne faisaient pas juste parce qu’ils ne sont pas nĂ©s dans la bonne famille?" Cette rage ne l’a jamais quittĂ©e, dit-elle.

Pour le moment, au ministÚre, Ndiaye doit se précipiter à sa prochaine réunion du gouvernement. Et tout comme les femmes au pouvoir qu'elle a grandi en admirant, sa voiture avec chauffeur vous attend.

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